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Observatoire du véhicule industriel – Juin 2019

Paris, le 27 juin 2019 – Publication aujourd’hui des prévisions du 2ème semestre 2019 de l’Observatoire du Véhicule Industriel (OVI) de BNP Paribas Rental Solutions sur les secteurs du Transport Routier de Marchandises (TRM) et du Véhicule Industriel (VI).

Résultats semestriels 2019 de l’étude de
l’Observatoire du Véhicule Industriel
sur les marchés du transports routier de marchandises
et du véhicule industriel

Éléments clés

Un marché du VI et du VUL toujours en croissance à mi 2019, avec un rythme qui devrait rester élevé durant le 2ème semestre 2019 pour le marché VUL, tandis qu’un début de retournement pourrait se manifester pour le VI.

Des prévisions « version » janvier 2019 revues à la hausse, avec +500 unités pour les tracteurs à 28 500 et +1000 unités à 24 500 pour les porteurs. Ce qui signifie que sur des niveaux historiques très élevés, la décélération anticipée 2019, estimée en janvier à – 5,5 %, ne sera que de – 2,4 %.

La nécessaire transition énergétique mobilise toute l’attention et la communication du secteur avec un cadre réglementaire et une feuille de route ambitieuse. L’obligation d’un recours à un large mix de solutions (optimisation des flux, gestion logistique) s’impose pour réduire l’empreinte carbone, dans l’attente de solutions plus complètes et pérennes de nouvelles énergies (Mode électrique, Hydrogène).

Parmi les métiers sous-jacents majeurs du véhicule utilitaire (VI et VUL), le BTP (TP plus que B) conserve un potentiel à moyen terme, qui s’exprime d’ailleurs dans l’ensemble de ses investissements, tandis que le TRM est confronté à un défi majeur : le manque de chauffeurs. Attention alerte, « pas de chauffeurs, pas de camions » …

« 2019 sera encore une année très positive pour la profession car elle confirme le maintien en haut d’un cycle à dix ans. La quasi-totalité des secteurs et métiers VI sont à leurs meilleurs niveaux malgré la difficulté à se projeter à moyen / long terme sur des investissements, parfois considérés comme inadéquats pour assurer la décarbonation du transport routier. La feuille de route a dix ans pour imposer une transition énergétique qui se dessine de plus en plus nettement, et elle devra intégrer toutes les solutions traditionnelles comme novatrices dès qu’il sera acquis qu’elles contribuent à tendre vers les objectifs environnementaux à horizon 2030 »
Jean-Michel Mercier, directeur de l’Observatoire du véhicule industriel.

L’étude complète est téléchargeable sur trucks.rentalsolutions.bnpparibas.fr/centre-media/ovi/. Au-delà des points traités dans ce communiqué, l’étude aborde en profondeur d’autres thématiques et notamment :

  • Le transport combiné rail-route : un mode méconnu ou mal connu mais qui recèle de vraies zones de pertinence pour le transport longue distance au service de la transition énergétique.
  • Le transport frigorifique : un marché florissant et à fort potentiel (estimé en croissance de + 50 % d’ici 2025) qui assume de longue date de nombreuses contraintes réglementaires et sanitaires et sait aujourd’hui faire des efforts visibles pour améliorer son empreinte carbone.

 

A – Les faits marquants du 1er semestre 2019

1) Un marché européen du VI et du VUL qui connaît un rythme très élevé
2019 a bien commencé pour les immatriculations de VI de plus de 3,5 tonnes en Europe, avec une progression de 5 % sur les quatre premiers mois. L’Allemagne et la France ont surperformé avec une croissance de 13 % en Allemagne sur 4 mois (soit un trend à près de 100 000 unités sur 12 mois !). La Pologne maintient son rythme en poursuivant sa croissance (immatriculations à + 4,2 %).

2) Le marché français du VUL en route vers le record du siècle !
Le marché VUL France continue sa progression avec une progression de + 6,9 % depuis le début 2019, et notamment avec un pic à près de 48 000 immatriculations au mois de mars et un score actuel sur 12 mois de 470.000 immatriculations.

  • 3) Le marché français du VI se maintient en haut de cycle
    Les immatriculations de VI de plus de 5 tonnes poursuivent leur croissance de mois en mois. De mars à avril 2019, plus de 5 000 véhicules ont été immatriculés par mois, du jamais vu !
    Le marché des tracteurs continue sa progression, avec + 14,3 % sur les cinq premiers mois de l’année, le marché de la semi accompagnant ce score à près de 30 000 immatriculations (projection sur 12 mois glissants).

4) Solutrans : le point d’orgue du marché de la carrosserie 
Le prochain salon Solutrans qui se tiendra en novembre 2019 à Lyon, affichera haut les couleurs de la transition énergétique et sera entre autres l’occasion de livrer un Livre Blanc sur les véhicules électriques. Le marché porteur, encore traditionnel, qui continue sa progression avec + 14 % d’immatriculations pour les cinq premiers mois de cette année, grâce notamment aux poids des gammes liées au BTP (+ 21 %), profitant du potentiel à moyen terme des grands travaux (Grand Paris en tête).

5) Les « Travaux Publics » en pleine forme, le bâtiment en retrait.
Le marché du TP conserve un potentiel de développement important, notamment lié au Grand Paris Express, Plan France Très Haut Débit, plan de relance autoroutier… mais le constat est plus mitigé pour le bâtiment. Le bâtiment ne pose pas, par contre, question, avec des indicateurs globalement en retrait, avec une chute des constructions de logements qui se poursuit, l’approche des élections municipales devant probablement ralentir l’activité de ce métier.

6) Le TRM, dont les volumes se sont un peu tassés, reste sur une tendance globalement positive, mais il va falloir s’accommoder de la pénurie des chauffeurs, un problème de fond qui s’amplifie malgré de nombreuses initiatives de la profession.
Même si le phénomène n’est pas nouveau, il s’amplifie tant en France, qu’en Europe, et même au niveau mondial. Ce sont 76 % d’entreprises françaises qui connaissent des difficultés de recrutement. Le marché de l’emploi pour les métiers de la conduite dans le TRM est sous tension, il est notamment confronté à un turnover plus élevé que par le passé et à une pénurie d’offre de conducteurs qui perdure.

7) La distribution VI « vit » globalement bien dans un marché en croissance, mais des inquiétudes se font jour sous une pression règlementaire qui s’amplifie (cf. les problèmes de mise en œuvre du nouveau chronotachygraphe), alors que le foisonnement des textes législatifs en cours, centrés sur la réduction du CO2, constituera un défi pour les réseaux de distributions à terme (traitement et suivi de l’ensemble des énergies disponibles et/ou attendu du Diesel au GNV, de l’électrique à l’hydrogène…)

 

B – La transition énergétique prend une part prépondérante

La transition énergétique concentre l’essentiel de l’attention du TRM, surtout pour sa part d’activité en zone urbaine, et la nécessité de réduire son empreinte carbone est désormais tout à fait intégrée par le secteur. Un mix de solutions combiné à un mix technologie sont indispensables à la mise en œuvre d’une transition énergétique efficace, et passent par le Diesel, le GNV, le mode électrique et/ou hydrogène. Même si le GNV est en forte croissance et répond pour partie aux importantes attentes de la part du secteur, la question reste posée quant aux calendriers de mise en œuvre du mode électrique en attendant l’hydrogène.

 

C – Prévisions du 2ème semestre 2019 de l’OVI

Les points marquants :

  • Travaux publics : l’activité attendue devrait croître de 3 % en 2019 et permettre à ce secteur de contribuer aux ventes de véhicules carrossés ;
  • le segment du tracteur est encore engagé sur un exercice de haut niveau, marquant un cinquième exercice consécutif de croissance ; l’année 2019 deviendrait exceptionnelle si aucun retournement ne se manifeste au second semestre ;
  • VUL France : une année record historiquement, signe d’une activité économique dynamique ;
  • véhicules d’occasion : prix, stocks, délais de revente… les indicateurs du marché passent à l’orange foncé et pourraient constituer à terme, sur ces bases, un frein au marché VN.

Révisions à la hausse des prévisions d’immatriculations de VI émises en janvier 2019 :

  • + 500 unités pour les tracteurs à 28 500 ;
  • + 1000 unités à 24 500 pour les porteurs.
  • Ce qui signifie que, sur des niveaux historiques très élevés, la décélération anticipée du nombre d’immatriculations de VI ne serait que de – 2,4 %, contre – 5,5% estimée en début d’année, impliquant toutefois une décélération sensible du marché, eu égard à l’acquis de croissance à mi 2019.

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